Étienne Lepage est auteur, traducteur. En six ans, il a déjà pris une place prépondérante sur la scène montréalaise et ailleurs dans le monde. Rouge Gueule (mis en scène par Claude Poissant au PàP) et L’enclos de l’éléphant (mis en scène par Sylvain Bélanger à l’Espace libre), entre autres, ont été traduites en plusieurs langues et jouées à l’étranger de nombreuses fois. Sa dernière création, Ainsi parlait, créée en collaboration avec le chorégraphe Frédérick Gravel au FTA 2013, amorce une tournée sur le continent européen et sera présentée, entre autres, au théâtre de la Bastille à Paris.
Pour elle, l’appareil photo est comme un outil qui peut à la fois révéler et fabriquer la réalité. Vidéaste originaire de San Juan, Beatriz santiago Muñoz est une fabricante de films et de vidéos. Elle a obtenu un baccalauréat en sciences humaines à l’Université de Chicago en 1993 et a reçu son MFA de l’Ecole de l’Art Institute de Chicago en 1997. Beatriz Santiago Muñoz a eu des expositions solo à Espacio 1414, San Juan, Puerto Rico (2008 ) ; la Triennale Poli/Gráfica de San Juan, Puerto Rico (2011) ; Materia Prima, Centro de Arte Contemporáneo, Quito (2013), etc.
Comédienne, metteur en scène graduée de l’École nationale de théâtre du Canada, Alix Dufresne s’intéresse à l’hybridité des genres scéniques. À la limite de la danse et du théâtre, Alix développe un style où le corps et le mouvement instinctif sont inducteurs de sens.
Née à Port-au-Prince (Haïti), le 12 octobre 1956.
Elle a passé son enfance en Afrique et en Belgique. De 1986 à 2006, elle se partage entre Haïti et la France, travaillant simultanément dans l’audiovisuel et dans le théâtre. Elle dirige pendant deux ans la section théâtre de l’Ecole nationale des arts (ENARTS) de Port-au-Prince. Elle a également évolué en tant que comédienne et assistante technique du centre dramatique de l’Institut français d’Haïti durant plusieurs années. Son travail de réalisatrice se centre sur Haïti où elle tourne ses documentaires.
Son travail se situe toujours à la jonction de la philosophie et de la création scénique, dans la recherche de relations originales entre théorie et pratique. Très tôt elle invente, pour chacune de ses expériences de plateau, des objet réflexifs aux formats variés allant de l’atelier avec spectateurs, à la création de revue (Centquatrevue) en passant par différents dispositifs de conférence performative, permettant les croisements dialogiques interdisciplinaires. Enseignante à Paris 8, elle poursuit son travail artistique au sein du collectif européen Kom.Post.
Artiste visuel, sonore et performatif, David Perez Karmadavis a participé à des événements et projets dans différentes institutions à travers le monde comme la Bulgarie, le Venezuela, la République Tchèque, les États- Unis, l’Argentine, etc. Le noyau de son travail s’est élaboré autour de la problématique dominicano-haïtienne et ses conséquences sociales et politiques. Son travail actuellement aborde une recherche plus formelle et visuelle, tournée vers le corps comme matière sculpturale et contenu politique.
Maria Cristina Fumagalli est l’auteure de “On the Edge: Écriture de la frontière entre Haïti et la République dominicaine” (2015), Perspectives des Caraïbes sur la modernité: retour du regard de Méduse (2009), Le vol du vernaculaire: Seamus Heaney, Derek Walcott et l’Impressionnant de Dante (2001)
En 2006, Maria Cristina a été l’une des trois enquêtrices (avec Peter Hulme et Owen Robinson) qui ont obtenu un financement du Conseil de recherches en arts et en sciences humaines pour le projet American Tropics: Vers une géographie littéraire et en avril 2012, elle a reçu un Leverhulme (Décembre 2012-décembre 2013).
Dr Bridget Wooding s’est spécialisée dans le domaine du développement humain, de la migration, du genre, des droits de la personne et de l’apatride. Elle est actuellement coordonnatrice de l’Observatoire des migrations et du développement des Caraïbes (OBMICA), basé à Santo
Domingo. Elle est l’auteur du livre Needed But Unwanted: Les migrants haïtiens et leurs descendants en République dominicaine (2004), disponible en anglais, espagnol et français. Elle est également codirectrice, avec Wilfredo Loz.
D’origine suisse, Salomé est un joaillier qui a toujours été émerveillée par les qualités extraordinaires de la laque japonaise (Urushi). Créer des bijoux incorporant des laques est devenue sa passion. Entre l’imaginaire, les contraintes imposées par la technique de l’Urushi et une patience laborieuse, elle a développé, au fil des années, une écriture très personnelle reconnue jusqu’au Japon. Ses bijoux sont présents dans les plus grandes galeries européennes et dans de grandes collections.