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Le théâtre pour épuiser la haine

Dans un monde traversé par les crises et les fractures, la scène artistique s’impose comme un bastion de paix et de résistance humaine. Placer « le théâtre pour épuiser la haine » au cœur de la démarche culturelle, c’est réaffirmer le pouvoir de la parole et du geste artistique face à l’intolérance.

Le théâtre ne se contente pas de divertir : il confronte, il interroge, et surtout, il désarme. En donnant une voix à nos récits communs, il transforme l’hostilité en empathie et reconstruit les ponts là où ils ont été rompus. Soutenir cette vision, c’est investir dans la force de notre culture.

Quel dernier grand conflit pour satisfaire la haine entre les humains!

Ernst St Rome​

Ernst Saint-Rome a été initié très tôt aux disciplines artistiques, par son père peintre Gérard Saint Rome d’abord, puis en fréquentant divers artistes, danseurs et musiciens : Jean-René Jérôme, Vivianne Gauthier, Micheline Laudun Denis. Il poursuit pourtant arrivé à l’âge adulte une carrière de banquier qu’il abandonne par la suite pour se consacrer aux marionnettes. Il y a plus de vingt ans depuis que Saint Rome est entré dans cet univers. Un art qui à ses débuts ne se pratiquait pas vraiment en Haïti. Il crée lui-même ses marionnettes, inspiré du folklore, des histoires et légendes du pays. Ersnt Saint-Rome a collaboré avec plusieurs metteurs en scène comme Syto Cavé et mis en scène lui-même plusieurs spectacles de marionnettes, interprétant ses propres textes et ceux du patrimoine littéraire et théâtral haïtien. Il a créé une galerie de personnages légendaires qui ont fait le tour de notre capitale : Mèt Minwi, Choukoun, etc.,

Ernst St Rome artiste invité du Festival 4 Chemins 2016